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Sur un marché des téléphones mobiles qui arrive à maturité, les smartphones, qui ressemblent plus à des petits ordinateurs qu’à des téléphones mobiles, constituent un relais de croissance important. Les deux principaux cabinets IT, Gartner et IDC, parient sur Symbian et Android qu’ils présentent comme les deux leaders en 2014.
Le marché des Smartphones qui, peu à peu, remplacent les téléphones mobiles standard, est très différent de celui des PC. Alors que ce dernier est sous le quasi monopole de Microsoft, celui des smartphones est plutôt fragmenté. Et cette situation devrait perdurer, selon Kevin Restivo, consultant d’IDC. « Aucun système d’exploitation ne dominera le marché des smartphones comme Windows n’a dominé et domine encore celui des PC » considère le consultant.
Pour 2010, IDC et le Gartner évaluent la croissance des ventes de smartphones à 56 % pour 2010 (en unités), à comparer au 14 % de croissance pour les téléphones mobiles. Sachant que ce dernier a bien rebondi puisque les ventes avaient baissé l’année dernière d’environ 3 %. En 2014, les ventes de smartphones atteindront 875 millions représentant la grande majorité des ventes de mobiles.


S’ils diffèrent sur les chiffres de parts de marché, IDC et le Gartner s’accordent sur le fait que Symbian et Android seront les deux OS leaders en 2014. Avec une différence notable entre les deux. Le premier va perdre du terrain alors que le second va en gagner. Symbian bénéficie de la forte position de Nokia qui, malgré tout, est nettement moins dominant sur les Smartphones que les téléphones mobiles. A eux deux, Symbian et Android accapareront près de 60 % du marché.
A l’inverse Reaserch IN Motion, Apple et Microsoft, qui représentent les OS fermés, seront amenés à jouer les seconds rôles. Sur ce point les prévisions d’IDC et du Gartner différent sensiblement. Selon IDC, RIM sera un puissant troisième par si loin d’Android alors que pour le Gartner il ne sera qu’un distant troisième. Apple a plus les faveurs du Gartner alors que Microsoft, quii s’apprête à lancer Windows Phone 7, est loin de susciter de l’enthousiasme. Alors que de son côté, l’éditeur est dithyrambique sur son prochain système d’exploitation.
Windows Phone 7, dernière chance pour Microsoft ?
Gregory Salinger, directeur de la division Internet et grand public, parlait lors de la conférence de rentrée organisée par Microsoft de « votre Smartphone réinventé » expliquant que pour développer ce produit, Microsoft est parti d’une page blanche. L’absence de possibilité de migration de Windows Mobile 6.5 vers Windows Phone 7 est la preuve que Microsoft se lance dans une nouvelle aventure.
«Depuis l’iPhone (salué comme une réelle innovation), les constructeurs se sont évertués à copier ce terminal, expliquait Gregory Salinger. Nous avons adopté une approche radicalement nouvelle ». D’abord au niveau de l’interface homme/machine tant sur le plan de l’esthétique que de l’ergonomie. Ensuite en sortant de l’approche applicative pour retenir une démarche baptisée Hub dont le principe de base est d’organiser l’utilisation du terminal par les contenus et non par les applications. Ce système d’exploitation qui devrait être disponible d’ici à la fin de l’année, Microsoft est beaucoup plus directif en n’autorisant plus les constructeurs à faire des modifications sous la forme de surcouche logicielle, en définissant précisément les caractéristiques techniques des terminaux, en développant les drivers…
S’ils sont crédités de chiffres sensiblement différents, le constat est là : Microsoft et Apple ne seront pas dans le trio de tête des smartphones. C’est d’ailleurs moins problématique pour Apple qui est gagnant sur 3 terrains. Avec l’iPhone, Apple a renforcé son image de société innovante. Il n’y a qu’à écouter parler les DSI de l’iPhone et de l’iPad. Ensuite, Apple vend le produit complet, matériel + logiciel. Enfin, l’iPhone est une porte d’accès vers une boutique de commerce en ligne plutôt lucrative.
Trois avantages qui peuvent se décliner en creux pour Microsoft. Primo, la firme de Redmond n’a pas réussi à s’imposer sur ce marché malgré plusieurs tentatives et avec des ressources quasi illimitées. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles les marchés financiers qui n’apprécient pas vraiment l’action Microsoft. Car ils ne voient pas vraiment de produits relais de Windows et Office pour assurer les revenus et les bénéfices futurs de l’entreprise. Ensuite, fort de ces résultats médiocres, Microsoft aura de plus en plus de mal à convaincre les constructeurs de Smartphones d’adopter son OS. Enfin, Microsoft n’a pas réussi à développer une activité de vente d’applications en ligne réellement lucrative.
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