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2348 euros, c’est la somme moyenne par an et par foyer qu’ont dépensée les Français en matière de médias et de multimédias, redevance audiovisuelle non incluse, selon l’enquête Médiamétrie réalisée en avril-mai 2010. Cette enquête fait ainsi apparaître la stagnation de ce type de dépenses, qui n’a augmenté que de 1%, soit 24 euros, en un an, contre 4,3% l’année précédente. Cette très modeste hausse globale recouvre toutefois des réalités diverses, les dépenses liées à Internet et à la micro-informatique ayant augmenté de 15%, celles relatives aux secteurs de la musique et du cinéma respectivement de 8 et 10% tandis que le secteur qui absorbe le plus de dépenses, celui de la téléphonie, subit une légère baisse de 2 points.
L’Observatoire des Dépenses Médias et Multimédias de Médiamétrie montre que la légère augmentation des dépenses moyennes des Français dans ces domaines est due à une hausse du nombre d’acheteurs, qui vient compenser la baisse de prix de certains équipements comme les écrans plats, de même que les offres promotionnelles pratiquées sur certains abonnements. Les dépenses médias et multimédias représentent en moyenne 8,4% du revenu moyen des ménages, ce qui correspond à environ 1 mois de revenu mensuel moyen.
Internet et la micro-informatique, le cinéma et la musique, des secteurs de dépenses qui montentBien qu’il représente le secteur de dépenses le moins important, avec 20,3% de ces dépenses, soit environ un cinquième, contre 18,1% en 2009, Internet et la micro-informatique est un secteur de dépenses en croissance, puisque c’est celui qui accueille la plus forte augmentation, avec 15% de dépenses de plus qu’en 2009. Une croissance qui est cependant inférieure à celle de l’année passée, de 22% par rapport à 2008. La micro-informatique, de son côté, enregistre 12% de progression pour atteindre 175 euros au total. Les dépenses de ce secteur ont notamment augmenté grâce aux abonnements Internet, aux accessoires pour ordinateurs et aux netbooks.
Le secteur des arts (musique et cinéma) croît lui aussi, avec 10% d’augmentation des dépenses pour la musique, en particulier dues à l’achat d’équipement, et 8% pour le cinéma, dont la fréquentation a connu un record au 1er semestre 2010 avec près de 2 Français sur 3 y étant allés selon l’étude 75 000 Cinéma de Médiamétrie. Le secteur Presse / Loisirs numériques / Cinéma capte 24% des dépenses, tandis que celui de l’audiovisuel, hors redevance, en absorbe 23%.
La téléphonie baisse mais conserve son avantageEnfin, le secteur de la téléphonie constitue encore le plus gros poste de dépenses, bien qu’il soit en baisse de 2 points. Avec 32,7% des dépenses, c’est en effet près d’un tiers du budget des Français qui est consacré à la téléphonie. Cette baisse est due non à l’équipement, qui poursuit sa croissance, mais aux dépenses relatives aux abonnements en téléphonie fixe et, pour une part plus faible, en téléphonie mobile, qui baissent dans le budget des Français, chutant de 8% pour ces 2 sous-secteurs.
Mais qui dépense dans les médias et le multimédia ? Sans surprise, ce sont les foyers dont le chef de famille appartient à la catégorie socioprofessionnelle des CSP+, rassemblant les chefs d’entreprises, artisans et commerçants, cadres, professions intellectuelles supérieures et professions intermédiaires, qui consacrent le plus à leurs dépenses médias et multimédias, à savoir 2 953 euros, soit 26% de plus que la moyenne. Néanmoins, étant donné que le revenu de ces foyers est plus élevé, une moins grande part de celui-ci est consacrée à ce domaine : 8%, contre 10% pour les CSP-.
Sur le plan de l’âge, les ménages qui dépensent le plus, à savoir 340 euros de plus que la moyenne, sont ceux dont le chef de famille est âgé de 35 à 49 ans. Par ailleurs, de façon peut-être surprenante, ce sont les foyers incluant un enfant de moins de 15 ans qui dédient la somme la plus importante au domaine média et multimédia, dépensant 1,3 fois plus que les ménages sans enfant de moins de 15 ans.
Côté géographique, les dépenses des Parisiens dans ce domaine subissent une hausse, tandis que celles des provinciaux stagnent.

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