Hôtels : faut-il faire confiance aux avis des internautes ?
Extrait d'un article paru dans l'EXPRESS.FR Article publié le 01 Mars - Par Thierry Beaurepère
Les consommateurs sont très friands des avis d'internautes sur les sites de vente de voyages. Mais ces avis peuvent être manipulés, voire achetés par les professionnels. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes va mener l'enquête.
Frédéric Lefebvre ne veut plus de mensonges ! Le secrétaire d'Etat en charge du Tourisme a annoncé son souhait de mieux lutter contre les faux avis de consommateurs postés sur les sites de vente de voyages. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) va mener l'enquête.
« Des informations mensongères »
Cette prise de conscience des pouvoirs publics intervient neuf mois après que le syndicat d'hôteliers et de restaurateurs Synhorcat a engagé une action en justice contre TripAdvisor, spécialiste des avis de consommateurs sur les hôtels, mais aussi contre Hotels.com et Expedia.fr, leaders du voyage en ligne. «Les visiteurs de ces sites, les clients des hôtels et les professionnels sont trompés par des informations mensongères», estime le syndicat, qui dénonce aussi de fausses réductions et des irrégularités sur la disponibilité des chambres. Expedia.fr est propriétaire d'Hotels.com et de Trip-Advisor. De quoi alimenter les soupçons quand on constate que le premier renvoie les internautes vers les deux autres pour effectuer leur réservation !
Des abus difficiles à détecter
75 % des consommateurs tiendraient compte de ces avis d'internautes dans leur choix d'hôtel. L'enquête des Fraudes se révèle donc nécessaire mais aussi difficile. Rien n'empêche en effet un hôtelier d'activer son réseau de salariés, amis, etc., pour poster des avis favorables, sans que le site recueillant ces avis ne puisse déceler d'abus manifestes.
Des avis vendus 5 à 10 euros l'unité par des agences marketing
La prudence s'impose. Plus grave : des agences marketing, souvent à l'étranger, proposent désormais des avis pour 5 à 10 euros l'unité. Selon certains experts, le taux de faux dépasserait ainsi les 20%. Président de l'association Level.com qui regroupe de nombreux sites de voyage, Frédéric Vanhoutte ne nie pas cette réalité. «Mais les abus finissent par se réguler naturellement. S'il découvre qu'il a été trompé, l'internaute réagit encore plus violemment, en particulier à travers les réseaux sociaux tels que Facebook.»
Le magazine MIT Technology Review vient de publier la deuxième édition des 50 sociétés (pas seulement américaines) les plus innovantes dans les domaines de l’énergie, le transport, l’information et les communications, Internet et le Web, les matériaux et la biomédecine. L’IT est plutôt bien placé avec 21 sociétés allant des géants comme IBM, Apple ou Google à des sociétés beaucoup plus petites telles Calxeda, PrimeSense ou Square. Parmi les absents de marque, on peut noter Microsoft ou HP.
L’innovation est un thème très en vue aujourd’hui, particulièrement dans le secteur de l’IT. Pour certains, il est une sorte de Graal qui permettra de résoudre tous nos problèmes, pour d’autres, l’innovation est la capacité de certaines entreprises à prendre de l’avance sur leurs concurrentes.
Pour établir son classement TR50 (évidemment partial), le magazine MIT Technology Review a retenu les entreprises« that are setting the agenda ». Qu’est-ce que cela signifie ? Cela correspond aux entreprises dont les idées et les technologies sont « reprises et copiées » par les autres entreprises. Et cela ne se confond pas avec les parts de marché sinon Microsoft ou Intel feraient partie de ce classement.
Parmi les valeurs sûres de l’innovation du secteur IT, on trouve bien sûr Apple, Google ou ARM. Avec l’iPod, l’iPhone et l’iPad, Apple a réalisé trois coups de maître redevenant du même coup une des sociétés les plus en vue à la fois sur les fronts de la technologie et des business models. Les places de marché d’applications sont en train de redessiner le Web pas dans le sens d’une plus grande ouverture d’ailleurs, mais pour le bénéfice de leurs promoteurs. Que Google soit présent dans cette liste ne surprendre personne tant la firme de Mountain View domine l’industrie du Web.
Alors que la domination d’Intel dans le domaine des microprocesseurs semblait intouchable, ARM Holdings a réussi à imposer ses microprocesseurs avec la montée en puissance des smartphones et des tablettes. Facebook et Twitter font également partie de cette liste. Ils font les titres des journaux ces derniers jours avec les révolutions en Tunisie, en Egypte et actuellement en Lybie. Une utilisation à laquelle leurs concepteurs n’avaient vraisemblablement pas pensé.
On note aussi la présence d’IBM qui dont la combinaison de ses expertises dans la recherche fondamentale et le logiciel permet de développer des services innovants. Les récents exploits de son ordinateur Watson au jeu télévisé Jeopardy en constitue une parfaite illustration.
L'impact économique des crises Tunisienne et Egyptienne sur les professionnels du Voyage
Interview de Frédéric VANHOUTTE, Président de l'association LevelFrance. France 24, Vendredi 18 Février 2011, interview par Karina CHABOUR.
45 % des « mobinautes » ravis de pouvoir payer des biens et services au moyen de leur téléphone mobile
Une enquête réalisée par Accenture révèle que 45 % de ceux qu’on appelle les « mobinautes » seraient ravis de pouvoir payer des biens et services au moyen de leur téléphone mobile. Et ce, même si 73 % d’entre eux restent préoccupés par les règles de respect de la vie privée et par les risques d’usurpation d’identité.
Les résultats de l'enquête menée à travers le monde indiquent que ce sont les consommateurs asiatiques qui se montrent les plus enthousiastes à l’égard du commerce mobile. 69 % des personnes interrogées en Asie se disent avorables à l’utilisation du téléphone mobile pour la plupart des paiements. En tête, on trouve les Chinois (76 %) et les Indiens (75 %), suivis des Coréens (56 %) et des Japonais (47 %). Aux Etats-Unis et en Europe, seules 26% des personnes interrogées répondent favorablement. A la question de savoir s’ils ont utilisé le téléphone mobile pour effectuer des achats au cours des six derniers mois, 47 % mobinautes chinois répondent par l’affirmative, suivis des Coréens (42 %) et des Japonais (33 %). Ces derniers se familiarisent progressivement à l’utilisation des codes-barres ou des communications sans contact (NFC) dans leurs lieux d’achats. En Asie, 38 % des consommateurs interrogés ont déjà scanné le code-barres d’un produit en faisant leurs courses afin d’obtenir des informations complémentaires, 36 % ont présenté un « billet électronique » pour assister à un événement ou embarquer sur un vol, et 31 % ont acheté un article ou reçu un coupon de réduction provenant d’une « affiche intelligente » dotée d’une étiquette électronique ou d’un code-barres.
64% des consommateurs sondés se disent également prêts à utiliser des cartes cadeaux et des coupons adressés directement sur leur téléphone mobile. 79% seraient d'ailleurs disposés à faire valoir ces coupons à la caisse d’un magasin et 77 % se disent prêtes à faire de même avec des coupons découpés dans un magazine. Interrogés sur ce qu’ils feraient s'ils recevaient sur leur téléphone mobile un coupon pour une carte cadeau d’une valeur de 10 euros (ou l’équivalent en monnaie locale) dans un magasin qu’ils ne fréquentent pas d’habitude : . 77 % répondent qu’ils profiteraient du coupon dans le magasin qui l’a émis, pour l’intégralité de sa valeur. . 69 % déclarent qu’ils échangeraient la carte cadeau contre le versement de 7 euros sur leur porte- monnaie électronique ou leur compte bancaire. . 68 % échangeraient la carte contre 7 euros de minutes-voix mobiles ou de réduction sur leur facture téléphonique. . 67 % l’échangeraient contre une carte cadeau de 7 euros valable dans un magasin qu’elles fréquentent habituellement.
Oui, mais voilà, 73 % des sondés signalent que l’utilisation du téléphone mobile comme moyen de paiement est aussi une source d’inquiétude quant à la protection de leurs données confidentielles. 70 % estiment même que les paiements par mobile augmentent les risques de vol d’identité et de fraude.
« Le commerce mobile – qui englobe la banque mobile (consultation de solde, règlement de factures sur le téléphone mobile) mais aussi les coupons, promotions, cartes cadeaux, points de fidélité, etc. – est appelé à révolutionner la façon dont nous faisons nos courses et payons les biens et services » commente Jean-Laurent Poitou, Directeur mondial de l’activité informatique embarquée d’Accenture. « Nous pouvons nous attendre à une convergence des moyens de paiement traditionnels et alternatifs, ce qui aura des implications considérables sur le commerce dans son ensemble » .
Enfin, bonne nouvelle pour les annonceurs : 69 % des sondés ne verraient pas d’inconvénient à ce que des publicités soient envoyées sur leur téléphone dans le cadre de leur contrat d’abonnement en échange d’une remise sur leur facture.
Méthodologie L’enquête a été conduite en ligne auprès d’un panel de 1 100 personnes dans 11 pays : Allemagne, Brésil, Chine, Corée, Espagne, Etats-Unis, France, Inde, Italie, Japon et Royaume-Uni. Les consommateurs interrogés devaient utiliser au moins quatre types de sites ou services Internet différents et posséder au moins quatre terminaux connectés à Internet. Dans le cadre d’une enquête plus vaste, le panel a été interrogé sur ses pratiques et attitudes sur différents points : commerce mobile, projets d’acheter un équipement avec accès à Internet au cours de l'année, attitude envers les technologies, connexion entre différents terminaux, services et équipement fournis par l'employeur, équipement d'information et de loisir lié à l’automobile.
La France affiche sa stratégie de défense dans le cyberespace
Créée juillet 2009, l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) présente sa stratégie en matière de défense des SI. Suite à un décret publié au JO le 11 février, l’ANSSI se voit confié la mission d’assurer « la fonction d'autorité nationale de défense des systèmes d'information » et pourra ainsi décider des mesures à prendre en cas de crise auprès des administrations et des opérateurs de communication d’importance vitale », précise Francis Delon, Secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale.
L’ANSSI a été créé dans la foulée du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale qui identifiait les attaques informatiques contre les infrastructures comme une des menaces majeures contre la France. Le gouvernement prenait ainsi acte du rôle stratégique joué désormais par l’informatique dans toutes les activités. Forte de cette mission élargie, l’ANSSI dispose désormais d’une capacité technique et des moyens pour « décider rapidement en cas de crise des mesures à faire appliquer aux autorités administratives et aux opérateurs de communication ». Elle a d’ores et déjà autorité sur les premiers et l’aura prochainement sur les seconds. C’est quoi une situation de crise ? « C’est difficile à définir précisément, reconnaît Francis Delon, mais on a eu déjà quelques exemples en la matière. L’attaque contre l’Estonie nous donne un avant-goût et plus récemment l’attaque contre les installations iraniennes avec Stuxnet ».
Pour aussi dommageable qu’elle puisse être considérée, l’affaire Wikileaks est une menace d’un autre nature puisqu’elle a été le fait de quelqu’un de l’intérieur. Elle a toutefois révélé d’importantes faiblesses et a donné lieu à une révision de certaines mesures comme par exemple la délivrance des habilitations. Par exemple, un administrateur de réseau doit être habilité au niveau au-dessus du niveau de classification du réseau dont il a la charge.
Les 7 priorités d’action qui sont définies dans le document publié à l’occasion intitulé Défense et sécurité des systèmes d’information : Stratégie de la France se décline en une cinquantaine de mesures comme par exemple, bloquer les flux de données venant de l’extérieur, isoler les réseaux des administrations ou encore, comme ce fut le cas aux Etats-Unis, interdire l’utilisation des clés USB pendant quelques semaines.
L’ANSSI emploie 170 agents, un chiffre qui devrait être porté à 250 d’ici à la fin 2012 avec un budget en doublement entre 2009 et 2012. Son centre opérationnel de la sécurité des systèmes d’information (COSSI), actuellement situé au siège de la SGDSN devrait être prochainement déménagé.
Les trois types de menaces sur Internet qui se font désormais fréquentes sont l’espionnage, les perturbations sur le réseau des réseaux et les attaques contre nos infrastructures vitales. Depuis 2006, 12 secteurs ont été définis comme stratégiques parmi lesquelles les transports, les télécoms, l’eau, l’énergie, la chaîne alimentaire…
Par conception, Internet a été pensé plus pour « le partage qu’en fonction d’impératif de sécurité », explique en substance Francis Delon. On peut d’ailleurs se demander sur les concepteurs du réseau des réseaux auraient eu la même approche s’ils avaient l’importance que joue cette infrastructure aujourd’hui. En confiant cette nouvelle mission élargit, la France entend « faire partie de la cour des gens sérieux » parmi lesquels Francis Delon mentionne les Etats-Unis, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, certains pays d’Europe du Nord, Israël et, en Asie, Singapour et la Corée. Rappelant aussi que même en « déversant des milliards de dollars on ne peut pas être totalement à l’abri des menaces informatiques, mais on peut limiter les attaques et leur conséquence ».
Indépendamment de toute réglementation, il faut pratiquer ce que Patrick Pailloux, directeur général de l’ANSSI appelle, « l’hygiène informatique », qu’il s’agisse d’une pratique individuelle ou chez les professionnels.