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Google éclaboussé par une campagne marketing violant ses propres règles PDF Imprimer Envoyer

WEB - Blogueurs payés pour poster, spam, manipulation des résultats d'une recherche... Google se défausse sur un sous-traitant et jure qu'il va faire du ménage...
Quand un parent interdit à ses enfants de s'approcher du pot de confiture et qu'il se fait prendre la main dégoulinante de marmelade à la fraise, son autorité se retrouve en général mise à mal. C'est la situation dans laquelle se trouve Google, accusé d'avoir mené une campagne marketing violant les règles que l'entreprise a, elle-même, imposé à tous les sites Web.
Le site SEO Book a découvert plusieurs centaines de billets comportant la mention «ce post est sponsorisé par Google Chrome». Cette pratique de blogueurs rémunérés pour des entrées qui sont en fait des publicités est controversée mais pas interdite. Problème, comme le souligne la référence Andrew Sullivan sur SearchEngineLand, un des billets contenait un lien vers la page de téléchargement de Google Chrome [attention, c'est technique], sans inclure un paramètre indiquant au moteur de recherche d'ignorer le lien pour son algorithme de classement. Et ça, c'est strictement verboten. En clair, publier des liens sponsorisés est toléré. Mais les utiliser pour influencer sa position dans les résultats de Google, c'est une faute d'anti-jeu.

Google éclaboussé par une campagne marketing violant ses propres règles

Juge et accusé
Dans cette situation, Google est à la fois le joueur de foot venant d'effectuer une main dans la surface et l'arbitre chargé de décider si la faute était volontaire et mérite le carton rouge. Mardi, l'entreprise a décidé de sortir le jaune, annonçant qu'elle allait baisser le poids de Chrome dans son algorithme secret de classement.

En 2006, Google avait carrément banni le site BMW.de des résultats pour avoir violé ses règles. Plus récemment, le site du groupe JCPenney s'était fait reléguer en troisième page sur certaines recherches. Selon SearchEngineLand, il est peu probable que Google pénalise autant Chrome –à l'exception de requêtes très spécifiques.

Une campagne externalisée
Sommé de s'expliquer, Google se protège par un «c'est pas ma faute». L'entreprise explique que le responsable de la campagne est un sous-traitant, Unruly Media. «Google n'avait donné son accord que pour des publicités en ligne. Nous avons toujours évité d'utiliser des billets sponsorisés pour promouvoir nos produits, car cela n'est pas transparent et donc pas dans l'intérêt du consommateur», déclare l'entreprise. Qui promet de tout faire pour que cela «ne se reproduise plus». De son côté, Unruly Media jure qu'il n'avait jamais demandé la publication d'un lien vers Chrome.

Dans cette affaire, deux choses sont dérangeantes. D'abord, le navigateur Chrome, qui vient de dépasser Firefox dans la monde, n'a pas besoin de pratiques douteuses pour faire sa publicité. Mais surtout, la présence de billets sponsorisés dans les résultats, alors même que le nouvel algorithme de Google, baptisé Panda, a fait le ménage au Kärcher contre les sites agrégeant de contenus de faible qualité, fait tâche. Faites ce que je dis, pas ce que je fais...

 
ENTREPRISE - RIM a lentement glissé. PDF Imprimer Envoyer

Il tape aujourd'hui le fond avec des annonces qui ont notamment fait plonger le cours de son action de 11% à la Bourse de Toronto...

Les annonces de Research In Motion (RIM) jeudi dernier, notamment sur le report à la fin de l'année 2012 du lancement des BlackBerry 10 équipé du nouveau système d'exploitation de la société QNX, mettent en péril la marque de smartphones. Le modèle était attendu pour janvier dernier… Cette nouvelle, venant s'ajouter à l'échec du PlayBook , sa tablette, en 2011, pourrait condamner l'avenir du fabricant canadien. Sans compter la panne historique d'octobre qui a fait elle aussi du mal à la marque.

Malgré un bénéfice trimestriel net en hausse à 265 millions de dollars, les marchés ont sanctionné l'entreprise nord-américaine dont le chiffre d'affaires cette année sera en deçà des attentes. RIM a par ailleurs perdu 15% de part de marché en un an aux Etats-Unis – son marché numéro un –, de 24% et 9% entre le troisième trimestre 2010 et celui de 2011.

De plus, les deux PDG de RIM, Jim Basillie et Mike Lazaridis, ne tiennent pas compte des demandes des actionnaires souhaitant modifier cette direction à deux têtes. Les deux patrons possédant 10% du capital de la société, leurs voix empêchent une recomposition du duo et l'arrivée d'un professionnel du redressement. Un manque de confiance en interne qui n'arrange rien.

Le besoin de se recentrer sur son core business

RIM devra agir en deux temps pour espérer trouver les sommets d'ici six à douze mois. Tout d'abord, se débarrasser de ses activités non-stratégiques, telle que la fabrication de téléphones. Ensuite, se concentrer sur le développement de la partie logiciels et services, pour refaire une partie de l'important retard qu'il accuse sur les géants technologiques américains (Apple, Google , HTC et Samsung pour ne pas les citer). Il faut par ailleurs modifier le «business model» qui ne répond plus ni à la demande ni à l'image de RIM.

Quelques raisons d'espérer pour 2012 doivent néanmoins être prises en considération: une dette nulle, des fonds propres importants et une clientèle qui ne faiblit pas – cinq millions supplémentaires en un trimestre.

 
Une étude de la CNIL Smartphone : nouveau big brother ? PDF Imprimer Envoyer

Quelles données personnelles stockent les utilisateurs de smartphones (photos, contacts, coordonnées bancaires, codes secrets, informations médicales) ? Ont-ils conscience de la sensibilité de ces données ? Comment les protègent-ils? Pour répondre à ces questions, la CNIL a demandé à Médiamétrie de réaliser une enquête en ligne auprès de 2 315 utilisateurs de smartphones. A la lumière de ces résultats, la CNIL propose dix bonnes pratiques (voir l'article dans la lettre de ce jour) qui constituent ce que l'on appelle l' hygiène numérique . ( Les 10 conseils de la CNIL pour sécuriser l'utilisation du Smartphone)
 
On compte quelque 17 millions de smartphones et les fêtes de fin d'année vont certainement augmenter ce nombre. S'ils apportent de nombreuses fonctionnalités, ils constituent aussi un véritable danger si certaines précautions ne sont pas prises par leurs utilisateurs.  
 
Pour télécharger l'étude complète

 
Parmi les principaux résultats de cette enquête, on peut mentionner :


Le smartphone, un terminal universel qui s'adapte aux usages de chacun
- Chaque tranche d'âge a son activité de prédilection : pour les 15-17 ans la connexion avec leur réseau et les loisirs (30%), pour les 25-49 ans la dimension multitâche ( 30%)  et pour les 50 ans et plus la communication (35%).
- 22 % des utilisateurs stockent des photos sur leur smartphone et pourtant pensent que c'est gênant de le faire.
- La moitié des équipés smartphones sont intéressés par la possibilité de pouvoir stocker ses cartes de fidélité sur mobile (51%) ou des données médicales (46%), surtout chez les 50 ans et plus (54%). Ils sont donc demandeurs de nouveaux usages (confort ou urgence) qui sont très consommateurs de données personnelles.
 
Un compagnon de chaque instant
- 7 personnes sur 10 n'éteignent jamais leur smartphone…
- … et plus d'1/4 l'éteignent seulement pour dormir !
 
Des informations personnelles stockées en masse…
- 89% stockent des données de contact ou des coordonnées, 86% des données multimédias (photos/vidéos 75%, agenda 52%, notes 41%...) 
- 40% des possesseurs de smartphone stockent des données à caractère secret (coordonnées bancaires 7%, codes secrets 17%, codes d'accès aux immeubles 17%, informations médicales 3%…).
- De manière générale, les possesseurs de smartphones limitent le stockage de données qu'ils jugent sensibles, telles que coordonnées bancaires, codes, fichiers confidentiels. En revanche, les photos, vidéos ou coordonnées des proches font l'objet de moins de précautions.

 

 
… mais insuffisamment protégées
- 65% pensent que les données contenues dans leur téléphone ne sont pas bien protégées.
- Mais 30% déclarent n'avoir aucun code de protection actif sur leur téléphone.
- 64% ne voient pas l'intérêt ou pensent qu'il n'est pas possible d'installer un antivirus sur son smartphone (20% des équipés Android en ont déjà installé un).
 
Une utilisation des données personnelles qui manque de transparence
- 51% pensent que les données d'un téléphone mobile ne sont pas enregistrées ni transmises sans leur accord.
- 46% que les informations de localisation via le téléphone mobile ne sont pas transmises sans leur accord.
- Près d'1 personne sur 2 vérifie au moment de télécharger une application, les données auxquelles elle a accès…mais 71% ne lisent pas ou rarement les conditions d'utilisation.

 



Zoom sur la géolocalisation

- 55% des équipés smartphones ont déjà utilisé un service de géolocalisation. Surtout pour les aspects pratiques du service : trafic routier, plans, itinéraires, localisation de services.
- 97% des utilisateurs de services de géolocalisation jugent important de savoir comment leurs données de géolocalisation sont utilisées.
- Et 65% des parents équipés d'un smartphone souhaiteraient géolocaliser leurs enfants.
 
Les 15-17 ans, un exemple à suivre ?
- 82% des 15-17 ans considèrent qu'il est gênant d'enregistrer ses codes secrets (contre 76% en moyenne).
- 37% des 15-17 ans utilisent un code de verrouillage spécifique (contre 31% en moyenne).
- 30% ont différencié l'accès  aux informations qu'ils publient sur les réseaux sociaux selon le type d'amis (contre 19% en moyenne).

 
Le tourisme en ligne croît deux fois plus vite que le marché PDF Imprimer Envoyer

D’après une étude du cabinet PhoCusWright, les ventes de voyages en ligne en France ont progressé de 12% en 2011.

Le online représente 35% de l’activité globale.

La septième édition de l’enquête "French online travel overview" du cabinet PhoCusWright dévoile que les ventes de voyages en ligne en France ont progressé de 12% en 2011 par rapport à l’an dernier. Elles représenteraient 15,8 milliards d’euros de volume d'affaires, dont 6,5 milliards par le biais des agences en ligne (Opodo, Expedia, etc.) et 9,3Mds€ via les sites Internet des fournisseurs (transporteurs aériens et ferroviaires, TO, hôteliers…).
L’an dernier, le total des ventes en ligne avait atteint 14,1 milliards, ce qui correspondait déjà à une progression de 15% par rapport à 2009.

Dans le même temps, l’ensemble des ventes de voyages en France, tous canaux confondus,  n’ont progressé que de 6% entre 2010 et 2011, après une hausse de 7% entre 2009 et 2010, soit une croissance deux fois moins rapide que celle du online. Au total, les ventes de voyages ont atteint 45,3 milliards d'euros cette année, contre 42,8Mds€ l’an dernier.

Le online continue donc à gagner des parts de marché : il représentait 33% des ventes l’an dernier, et serait de 35% cette année. Un seuil à partir duquel un marché en ligne "commence à saturer", estime Florence Kaci, spécialiste du marché européen chez PhoCusWright. Résultat : la croissance du e-tourisme devrait ralentir dans les années à venir. Le cabinet table sur +9% en 2012 (et une part de marché de 36%) et +7% en 2013 (pour une part de marché de 37%).

 
Fédération du tourisme : la crise pousse les professionnels à se rassembler PDF Imprimer Envoyer
Réunis le 17 novembre en comité de pilotage, les différents syndicats et associations du tourisme (Ceto, CNPA, Fnam, Level.com, Udiv, Snav et SNRT) ont "réaffirmé leur volonté de s'unir dans une fédération avant la fin de l'année".

Les sept partenaires expliquent dans un communiqué commun que cette "volonté" s'impose d'autant plus que "les difficultés économiques actuelles les ont convaincus de poursuivre leur unité, en défendant leurs intérêts prioritaires conjointement et d'une seule voix". Le fonctionnement de la fédération sera basé sur "la co-gouvernance entre les organisations parties prenantes et sur les forces existantes de chacune de ces organisations". Pour ces partenaires, la "défense du secteur du tourisme et du voyage, dans ce contexte économique préoccupant, sera au coeur des priorités d’actions court terme de la nouvelle fédération". Le porte-parole de la fédération demeure André Gallin, président du CNPA-Branche Loueurs.
 
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