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| e-tourisme : Agences de voyages, Voyagistes,
Tour-opérateurs, Transporteurs, GDS, Compagnies aériennes,
Prestataires spécialisés... |
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| Dossiers en cours |
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Dernier article paru dans le Journal du Net du 21/12/2005.
Article de Solveig Emerard-Jammes
Tourisme : 2005, l'année des grands
mouvements
Sur l'année, les taux
de croissance des agences en ligne devraient être de l'ordre
de 55 % sur la vente de vols secs et de 70 % sur les packages. Le
secteur s'est maintenu malgré les grands mouvements de fond.
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L'e-tourisme résiste. Dans un marché
du tourisme morose, les ventes en ligne auront fait bonne figure en
2005. Pourtant, de nombreux bouleversements ont touché le secteur
au cours de l'année, avec le passage à la commission
zéro, les multiples rachats et réorganisations internes,
ainsi que l'émergence de nouveaux outils de comparaison d'offres
touristiques. Aux Etats-Unis, les revenus générés
par les réservations de voyages en ligne devraient atteindre
65,4 milliards à fin 2005, représentant quasiment 30
% du marché américain du voyage, selon les estimations
de PhoCusWright. Soit une croissance annuelle de 25,5 %, légèrement
inférieure aux 29,3 % de l'année précédente.
En France, la croissance reste forte également : après
avoir enregistré une progression de 51 % sur 2004 pour un chiffre
d'affaires de 2,08 milliards d'euros (en BtoC), selon l'étude
e-tourisme de Benchmark Group (éditeur du Journal du Net),
le secteur tourisme en ligne devrait voir sa progression se maintenir
sur l'année 2005. Les sites de voyage en ligne interrogés
dans le cadre de l'étude escomptaient en moyenne une progression
d'un peu plus de 40 % de leur chiffre d'affaires, contre 37 % en 2004.
Selon Frédéric Van Houtte, président de Level.com,
une association qui regroupe les principaux sites d'e-tourisme, la
vente de vols secs via les agences de voyage en ligne serait en progression
de 55 à 60 % sur l'ensemble de l'année, et les packages
en progression de 70 %.
Une croissance principalement due aux solutions de packages dynamiques,
qui représentent 17 à 19 % du volume d'affaires au global.
"Cette progression témoigne du fait que les voyagistes
en ligne proposent des produits touristiques originaux et sur mesure,
ne se cantonnant pas à de l'écoulement de stocks de
produits touristiques à bas prix" affirme le président.
Cette progression s'avère bien supérieure au marché
du tourisme en général qui, malgré une reprise
constatée par le Ceto entre le premier novembre 2004 et le
31 octobre dernier, est de l'ordre de 4,95 %. Le volume d'affaires
sur la vente de voyages à forfaits s'établit à
3,695 milliards d'euros (+ 6,9 %) et à 621 millions (+ 3 %)
sur les ventes de vols secs. Toutefois, le dernier trimestre 2005
ne se présente pas très bien et risque de faire chuter
largement ces chiffres sur l'ensemble de l'année. |
| 56
% des cyber-acheteurs ont réservé un produit touristique |
À l'origine du dynamisme du secteur,
le comportement des internautes. Selon le baromètre e-commerce
de TNS Sofres, publié en octobre dernier, la catégorie
des voyages et des vacances continue de convaincre de nouveaux consommateurs
: 56 % des acheteurs en ligne en 2005, contre 52 % l'année
précédente. |
| Sur les segments de l'hôtellerie
et des locations de vacances, les ventes de nuitées ont doublé,
passant de 12 % des cyber-acheteurs en 2004 à 24 % en 2005.
Autre facteur de dynamisme : la pression concurrentielle. Les grandes
agences ne sont plus les seules à s'intéresser au marché.
De plus en plus de compagnies aériennes, par exemple, s'emparent
du phénomène. L'étude "Airline IT Trends
2005" menée par Sita montre que désormais 70 %
des compagnies aériennes dans le monde utilisent le canal du
Web pour vendre leurs billets, le taux de vente en ligne atteignant
les 63 % de billets aériens aux Etats-Unis, contre 24 % en
Europe. Il en va de même dans le secteur hôtelier, à
l'instar d'Accor, qui voit la part de ses ventes de nuitées
en ligne passer de 7,8 % du volume d'affaires global à 9,6
% entre juin 2004 et juin 2005. |
| Les
agences en ligne optent pour une diversification |
Les agences ont dû, elles, se réorganiser.
D'abord à cause du changement du modèle de rémunération.
Anticipé, certes, dès l'automne 2004, le passage à
la commission zéro a été à l'origine d'un
changement de cap dans les stratégies des voyagistes au printemps
2005. La plupart des acteurs ont opté pour une diversification
de leur palette d'offres touristiques, Anyway se repositionnant sur
les séjours, Promovols déclinant également une
offre de séjours via l'ouverture début mai 2005 de Promosejours.
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| Nouvelles Frontières
a également investi le créneau du discount, via le lancement
d'Ultravacances.com fin mars, tandis qu'en février, Pierre
et Vacances expérimentait le marché de la dernière
minute, avec son opération "les dernières minutes
du vendredi". Pour élargir son offre de séjours
thématiques, Travelhorizon a acquis fin mai, Thalatel, une
centrale de réservation dédiée aux séjours
en thalassothérapie et en cure (lire
l'article du 07/06/2005). |
| Cette diversification à
l'œuvre chez les agences de voyages s'est également traduite,
sans surprise, par un important mouvement de consolidation parmi les
acteurs du tourisme en ligne. Si Cendant avait déjà
entamé une série de rachats fin 2004, ajoutant à
son portefeuille des marques telles que Orbitz, eBookers et OctopusTravel,
c'est Opodo qui a ouvert le bal des acquisitions début février
2005, avec le rachat pour 60 millions d'euros de Karavel, propriétaire
de la marque Promovacances, puis de Vivacances en juillet. Fin février,
Sabre via sa filiale Travelocity, annonçait offrir 848 millions
d'euros pour s'emparer de Lastminute, un rachat devenu effectif en
juillet 2005 (lire l'article du 13/05/2005). Quant à l'OPA
de Wam Acquisition lancée sur les actions d'Amadeus, elle a
obtenu l'accord des autorités boursières espagnoles
fin mai. Dans le domaine de l'hôtellerie en ligne, Priceline
s'offrait Bookings en juillet, visant la création de synergies
avec le réseau Active Hotels, acquis en septembre de l'année
précédente. |
Une
concentration du marché du tourisme en ligne |
Cette concentration permet aux acteurs de
renforcer leur part de marché en France dans un secteur de
l'e-tourisme qui était jusqu'alors relativement fragmenté.
Via ces deux rachats successifs, Petra Friedman, chez Opodo, expliquait
viser pour l'année 2005 un volume d'affaires compris entre
430 et 470 millions d'euros sur les trois marques en portefeuille,
et augmenter sa part de marché à 12 %. |
| De son côté, Travelocity
voit son chiffre d'affaires atteindre les 276 millions de dollars
au troisième trimestre 2005, soit une progression de 98 %,
Lastminute contribuant à hauteur de 100 millions de dollars.
En revanche, chez Voyages-SNCF, les résultats du premier semestre
laissaient apparaître un ralentissement du rythme de croissance,
le voyagiste annonçant une progression de son volume d'affaires
de 52 % à 559 millions d'euros, contre une croissance de 75
% en 2004, sur la même période. Une consolidation qui
a aussi des effets en interne. Cendant, par exemple, a annoncé
fin octobre sa volonté d'éclater ses activités
en quatre sociétés distinctes, par secteur, à
savoir l'hôtellerie, l'immobilier, la distribution de voyages
et la location de voitures, faisant écho à la spin-off
réalisée par InterActivCorp en août (lire
l'article du 05/08/2005). |
L'agrégation
et la comparaison des produits génère de nouvelles
initiatives |
Dans ce marché en pleine consolidation
et en restructuration, l'agrégation des offres et la comparaison
des produits touristiques se sont imposées comme des nécessités
de plus en plus aiguës. Parmi les comparateurs spécialisés
dans le secteur touristique, Easyvoyage a démultiplié
ses activités en ligne et mis ses moteurs de recherche et de
comparaison des produits touristiques au cœur de son offre (lire
l'article du 07/10/2005). Le portail qui avait réalisé
500.000 euros de résultats en 2004, a pour objectif de passer
à un million d'euros sur 2005. |
De nouvelles initiatives sont
également apparues, avec l'arrivée en France en septembre
de Mobissimo, un moteur de recherche américain dédié
aux produits touristiques (lire
l'interview du 22/09/2005), et le lancement en octobre de Tazoo,
la version grand public du moteur de comparaison de voyages de Coelis
(lire
l'article du 18/10/2005). En BtoB, des offres plus spécialisées,
comme Comparepromos et Location Vacances Express ont aussi fait leur
apparition au début de l'été. Cette nouvelle
démarche devrait se renforcer en France au cours de l'année
2006. En juin, Nielsen NetRatings estimait que 9 % des internautes
américains se tournaient vers les moteurs de recherche spécialisés
dans le voyage, comme Kayak ou SideStep, tandis que 54 % privilégiaient
les sites généralistes et 37 % se connectaient directement
sur les sites des producteurs.
Un autre sujet sur lequel les acteurs du tourisme en ligne porteront
leurs efforts au cours de l'année prochaine sera la mise en
place de solutions de e-tickets dans les différents secteurs.
Dans l'aérien, l'Association internationale du transport aérien
(IATA) s'inquiète de voir que les billets papier représentent
encore les deux tiers des billets d'avion émis, et que 55 %
des compagnies aériennes ne proposent toujours pas la dématérialisation
de leurs billets. |
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